
Publié le : 16 février 2026 Mis à jour 2 fois depuis la publication
Le dark Web est une partie cachée d’Internet accessible uniquement à l’aide d’outils spécifiques. Bien qu’il soit souvent associé à des activités illégales, il présente également des usages légitimes, notamment la communication anonyme et la divulgation d’informations confidentielles.
Contrairement au Web public, il n’est pas accessible au moyen d’outils standard comme Google, Firefox ou Chrome. Il repose sur un réseau caché et nécessite des outils comme Tor pour parcourir sa structure unique.
Les utilisateurs ont recours au dark Web pour diverses raisons, allant de la protection de leur vie privée aux actes illégaux. Il n’est pas toujours facile à cerner et sans danger. C’est pourquoi, si vous envisagez d’utiliser le dark Web à des fins légales et pour protéger votre vie privée, vous devez prendre certaines mesures. Norton propose un VPN et une protection avancée contre les logiciels malveillants afin de vous permettre de parcourir les méandres du dark Web en toute sécurité.
Que signifie « dark Web » ?
Le dark Web désigne simplement une partie d’Internet à laquelle il est difficile d’accéder. Il n’est pas indexé par les moteurs de recherche, comme Google ou Bing, et n’est pas accessible à l’aide de navigateurs standard, comme Chrome ou Firefox.
Il s’agit d’une partie cachée de la toile accessible uniquement à l’aide de navigateurs spécialisés, tel Tor. Vous pouvez vous représenter le Web classique comme une ville dynamique, avec des sites facilement consultables, à l’image de magasins ou de restaurants. Le dark Web est comparable à une ruelle dérobée à laquelle vous ne pouvez accéder que si vous connaissez le passage à emprunter.
Il est souvent associé à des activités illicites, notamment la vente de drogues, d’armes ou de données volées. Mais tout ce qui s’y trouve n’est pas illégal. Certaines personnes l’utilisent pour protéger leur vie privée, notamment des journalistes, des militants ou des personnes vivant sous des régimes autoritaires. Pour une navigation sécurisée sur le dark Web, il est essentiel d’utiliser des outils comme Norton 360 et un VPN fiable.
Pourquoi la sécurité est-elle importante lors de l’utilisation de Tor ?
Bien que Tor contribue à protéger votre anonymat en faisant transiter votre trafic Internet par plusieurs serveurs, il ne protège pas votre appareil contre les logiciels malveillants ou les tentatives de fraude, qui sont courants sur le dark Web. Les sites Web malveillants, les nœuds Tor compromis ou les téléchargements accidentels peuvent exposer votre appareil à des programmes malveillants ou à des tentatives de piratage.
Remarque : même si le dark Web peut être un espace dangereux propice aux activités illégales et aux tentatives de fraude, il est important de comprendre qu’il s’agit simplement d’une autre partie d’Internet. Comme pour toutes les activités en ligne, le danger réside dans la manière dont les utilisateurs choisissent de l’utiliser.
Des outils comme Norton 360 sont essentiels sur le dark Web, car ils détectent et bloquent activement les menaces, garantissant ainsi la sécurité de votre appareil, même dans un environnement plus risqué. Cette protection supplémentaire est cruciale, que vous vous rendiez sur le dark Web pour protéger votre vie privée ou par simple curiosité.
De plus, un VPN, comme ExpressVPN dissimule votre adresse IP avant que vous n’accédiez au réseau Tor, ce qui empêche votre fournisseur d’accès à Internet de détecter votre utilisation de ce réseau. Norton propose également un VPN.
Les applications macOS et iOS de Norton sont disponibles en français, ce qui permet aux utilisateurs novices de les utiliser et de les configurer aisément. L’interface utilisateur d’ExpressVPN et l’assistance par chat en direct disponible 24 h/24 et 7 j/7 sont également accessibles en français, ce qui vous permet d’obtenir de l’aide ou de modifier les paramètres en toute simplicité dans votre langue.
Note de la rédaction : ExpressVPN et ce site appartiennent à la même société.
Que pouvez-vous trouver sur le dark Web ?

Le dark Web est employé à des fins diverses, certaines illégales, d’autres non. Voici un aperçu des éléments les plus courants dans cet espace :
- Places de marché illégales. Vous trouverez sur le dark Web des sites sur lesquels sont commercialisés des produits illégaux, tels que des drogues, des armes et des contrefaçons. Ces places de marché opèrent sous le couvert de l’anonymat, ce qui complique la tâche des autorités pour remonter jusqu’aux utilisateurs ou aux opérations. Les forces de l’ordre créent parfois des sites fictifs (ou « honeypots ») : de fausses places de marché conçues pour piéger les criminels en flagrant délit. Les acheteurs pensent alors avoir affaire à un vendeur légitime, mais découvrent finalement qu’ils ont conclu une transaction avec un agent infiltré du FBI.
- Données personnelles volées. Des informations, comme des numéros de carte bancaire, des données de sécurité sociale et des pièces d’identité, sont souvent échangées sur le dark Web. Les cybercriminels et les courtiers en données exploitent ces plateformes pour tirer profit des données volées.
- Services de piratage. Certains sites proposent des services de piratage, qui permettent aux utilisateurs d’engager des personnes afin de pirater des comptes de messagerie, des profils sur les réseaux sociaux, voire des réseaux d’entreprise. Les utilisateurs paient également pour des services comme des attaques par déni de service (DDoS) contre des sites accessibles sur le Web de surface.
- Plateformes de diffusion d’informations confidentielles. Des plateformes comme SecureDrop permettent aux lanceurs d’alerte de dénoncer de manière anonyme les activités illégales en matière de surveillance gouvernementale, les systèmes de blanchiment d’argent, les pratiques de fraude fiscale et bien d’autres encore.
- Communautés axées sur la confidentialité. Cette partie d’Internet abrite de nombreux forums et salons de discussion où les utilisateurs peuvent échanger sur le respect de la vie privée, le chiffrement et l’anonymat en ligne. Ces espaces attirent les utilisateurs soucieux de protéger leur identité en ligne et désireux d’en savoir plus sur la sécurité numérique.
- Militantisme politique. Dans les pays soumis à une censure stricte ou à des régimes autoritaires, le dark Web constitue un espace où les militants peuvent échanger des idées et organiser des manifestations. L’anonymat contribue à protéger les individus contre la surveillance et les représailles des autorités.
- Fraudes et escroqueries. Tout comme sur le Web visible, les escroqueries sont courantes dans cet espace. Les fraudeurs incitent souvent les utilisateurs à payer pour des produits, des services ou des renseignements fictifs, profitant de l’anonymat ambiant pour éviter d’être identifiés.
Le dark Web est-il illégal ?
Dans la plupart des pays, le dark Web n’est pas illégal, mais l’utilisation du navigateur Tor peut l’être. Ce navigateur spécial contribue à protéger votre vie privée en masquant votre identité et en dissimulant vos activités en ligne.
Bien qu’il soit légal dans la plupart des pays, son utilisation est interdite ou restreinte dans certains, notamment les Émirats arabes unis, le Pakistan, la Chine, la Corée du Nord et l’Iran, car Tor rend l’exercice de la surveillance et de la censure plus difficile. Dans les régions où la censure en ligne est particulièrement stricte, le simple fait de l’utiliser peut constituer un délit.
La Russie, la Biélorussie et le Turkménistan le considèrent également comme illégal. Il est bloqué au niveau national, et son utilisation ou sa promotion peut être passible d’amendes ou d’autres sanctions. Dans des pays comme la Turquie, l’Égypte et l’Éthiopie, Tor n’est pas techniquement interdit, mais son accès est fréquemment bloqué ou surveillé, ce qui rend son utilisation risquée en raison de la surveillance gouvernementale et du filtrage au niveau des FAI.
L’accès au réseau Tor est intégralement bloqué en Chine, où il est considéré comme un outil permettant de contourner les contrôles gouvernementaux. Pour contrer ces restrictions, le réseau Tor propose une option appelée « bridges » (ponts).
Il s’agit de relais Tor qui ne figurent pas dans le répertoire public, ce qui les rend plus difficiles à détecter et à bloquer par les autorités et les FAI. La plupart des relais sont librement accessibles, mais les bridges demeurent cachés et sont particulièrement utiles dans les pays où l’accès au réseau est restreint ou surveillé. Ils garantissent en outre une confidentialité accrue aux utilisateurs qui souhaitent éviter de révéler qu’ils utilisent Tor.
Certains bridges avancés ont recours à des outils de dissimulation, comme « obfsproxy », qui donnent au trafic Tor l’apparence d’un trafic Internet ordinaire. Ce niveau de furtivité supplémentaire peut aider les utilisateurs à échapper aux outils de détection de paquets utilisés par les autorités de censure. La configuration ou l’utilisation d’un bridge de ce type nécessite toutefois des logiciels et des réglages complexes, ce qui peut constituer un obstacle pour les utilisateurs moins expérimentés.
Comment accéder au dark Web sur ordinateur de bureau ?
Avant d’accéder au dark Web depuis un ordinateur de bureau, sécurisez votre connexion à l’aide d’un antivirus associé à un VPN (comme Norton) et suivez les quelques étapes ci-dessous.
Étape 1. Téléchargez et installez le navigateur Tor
Le navigateur Tor est un outil gratuit vous permettant d’utiliser le réseau Tor de manière anonyme. Voici comment l’installer :
- Rendez-vous à l’adresse : torproject.org, et téléchargez le programme d’installation correspondant à votre système d’exploitation. Pour éviter les versions malveillantes ou infectées, ne téléchargez pas le navigateur à partir d’autres sources. Il s’agit de la seule source officielle et authentique.

- Sous Windows, double-cliquez sur le fichier d’installation et suivez les instructions affichées à l’écran jusqu’à la fin de l’installation du navigateur. Si vous utilisez macOS, une fois le téléchargement terminé, double-cliquez sur le fichier .dmg téléchargé et glissez-déposez l’icône de l’application dans le dossier Applications de votre Mac.
- Une fois Tor installé, ouvrez-le et cliquez sur Connecter. Vous pouvez également activer l’option Toujours se connecter automatiquement (c’est le choix que je privilégie pour des raisons pratiques), mais cela n’est pas obligatoire.

- Vous êtes désormais prêt à vous lancer sur le réseau Tor !

Étape 2. Trouvez des sites du dark Web à consulter
Voici trois sites qui vous permettront de parcourir cette partie cachée d’Internet. Gardez à l’esprit qu’il ne s’agit pas d’une liste exhaustive des sites présents sur le dark Web.
The Hidden Wiki

The Hidden Wiki est un annuaire répertoriant des liens en .onion vous permettant de trouver rapidement des sites populaires. Les liens sont classés par catégorie, notamment les forums, les services de messagerie électronique, les blogs et les outils de partage de fichiers, ce qui facilite et optimise la navigation.
La plupart des liens sont fiables et toujours actifs, et chacun d’entre eux est accompagné d’une brève description généralement pertinente. Il s’agit d’un excellent point de départ pour commencer vos explorations, mais il est important de lire attentivement les descriptions, car certains liens mènent à des contenus illégaux ou dangereux. Restez prudent et privilégiez les liens connus et réputés.
Ahmia

Ahmia est un moteur de recherche qui vous aide à trouver des sites en .onion actifs à l’aide de mots-clés. Il filtre les contenus abusifs ou illégaux, et s’avère donc plus sûr que de nombreux autres outils de recherche. Vous pouvez trier les résultats par date, ce qui est pratique lorsque vous recherchez des sites récents ou récemment mis à jour.
Ahmia fournit systématiquement des résultats précis et facilite la navigation sans vous exposer à des contenus choquants ou préjudiciables. Pour une confidentialité accrue, il est recommandé de l’utiliser avec un VPN fiable, comme ExpressVPN.
DuckDuckGo

DuckDuckGo utilise le réseau Tor et vous permet d’effectuer des recherches sur Internet sans que vos données soient suivies ou stockées. Il propose des fonctionnalités classiques, dont la recherche d’images, de vidéos et d’actualités, mais inclut également des outils supplémentaires, dont un chat anonyme, des résultats de recherche basés sur l’IA et une navigation sécurisée.
Il vous invite même à basculer vers la version en .onion d’un site, si celle-ci est disponible. Vous pouvez trier les résultats de recherche par ordre chronologique, définir manuellement votre emplacement et ajuster les paramètres de recherche sécurisée. Il s’agit d’un choix optimal si vous recherchez une expérience de recherche familière et privée sur Internet.
Note de la rédaction : ExpressVPN et ce site appartiennent à la même société.
Pourquoi n’est-il pas possible d’utiliser Google sur le dark Web ?
Google n’indexe pas les sites dont les adresses sont en « .onion ». Ces sites sont conçus pour garantir la confidentialité et l’anonymat, et les robots d’indexation de Google (également appelés « web spiders » ou « bots »), qui parcourent la toile à la recherche de sites Web, ne peuvent pas accéder à ces sites cachés ni les indexer.
Google s’appuie sur les sites Web accessibles au public. Les sites en « .onion » sont spécifiquement conçus pour préserver la confidentialité du trafic et des données, ils ne peuvent donc pas être trouvés par les moteurs de recherche classiques.
Google n’est toutefois pas le seul moteur de recherche à rencontrer cette difficulté. Bing, Yandex, Yahoo, ou même la version pour le Web de surface de DuckDuckGo, ne sont pas en mesure d’accéder aux sites en .onion.
Pourquoi certaines personnes utilisent-elles le dark Web ?

Les internautes se tournent vers le dark Web pour diverses raisons, notamment pour protéger leur identité, contourner la censure et découvrir des communautés clandestines. Voici une liste des principales raisons pour lesquelles certaines personnes utilisent le dark Web :
Anonymat et confidentialité
L’une des raisons principales est la préservation de l’anonymat et la protection de la vie privée en ligne. Sur le Web de surface, il est facile pour des tiers de suivre les activités grâce aux adresses IP ou aux historiques de navigation, mais le fait de chiffrer les données garantit leur sécurité. Cela en fait un choix privilégié pour les journalistes, les militants et toutes les personnes ayant besoin de protéger leur identité et leurs communications.
Il permet également de communiquer en toute sécurité et de partager des informations confidentielles sans risque de surveillance dans des situations délicates. Il offre un espace où les internautes peuvent discuter librement de sujets importants sans craindre d’être pris pour cible.
Contourner la censure et accéder à des contenus soumis à des restrictions ou censurés
Le dark Web est fréquemment utilisé pour contourner la censure et accéder à des contenus soumis à des restrictions dans les pays où Internet est fortement contrôlé, notamment en Chine et en Russie. Dans ces pays, les autorités peuvent bloquer les réseaux sociaux, les médias d’information ou certains sites Web afin de restreindre la liberté d’expression. Parmi les autres pays où la censure est très stricte figurent le Turkménistan, les Émirats arabes unis, le Pakistan, l’Arabie saoudite, l’Égypte et l’Éthiopie, les utilisateurs peuvent uniquement recourir à des outils comme Tor pour accéder à des contenus bloqués et communiquer plus librement.
Pour les personnes vivant sous des régimes autoritaires, le dark Web constitue un outil essentiel pour exprimer leurs opinions et accéder à des informations non censurées, car il leur permet de partager des informations importantes malgré les efforts déployés par les autorités pour les contrôler.
Il est également utilisé par certains pour accéder à des contenus interdits ou bloqués dans certains pays, tels que des articles d’actualité, des livres ou des plateformes de réseaux sociaux, et offre une solution pour contourner la surveillance en ligne. Certaines personnes l’utilisent également à des fins illégales, notamment pour acheter et vendre des drogues et des armes, ainsi que pour d’autres activités hautement répréhensibles.
Évaluer la sécurité numérique
Les experts en cybersécurité utilisent souvent le dark Web afin de conserver une longueur d’avance sur les cybermenaces. En surveillant les places de marché et les forums, ils peuvent recueillir des informations cruciales sur les failles de sécurité, les fuites de données et les outils utilisés par les cybercriminels. Cela leur permet d’anticiper les cyberattaques potentielles et de mieux protéger les organisations et les particuliers.
Pour les professionnels de la sécurité, cette partie du Web offre un aperçu des activités criminelles et des nouvelles tendances, notamment les nouveaux types de logiciels malveillants ou les nouvelles méthodes employées pour dérober des données. S’informer sur l’actualité et les tendances en vogue sur le dark Web est essentiel pour renforcer la sécurité numérique.
Découvrir des sous-cultures et des communautés
Le dark Web abrite diverses sous-cultures et communautés très spécialisées. Des internautes l’utilisent pour entrer en contact avec d’autres personnes qui partagent leurs centres d’intérêt, qu’ils soient politiques, artistiques ou personnels. Ces espaces sont souvent plus difficiles à trouver sur le Web traditionnel, ce qui en fait un lieu attrayant pour ceux qui recherchent des interactions précises.
Si la plupart de ces communautés sont inoffensives, certaines peuvent mener à des discussions polémiques ou à caractère extrême. Il est recommandé aux utilisateurs de toujours faire preuve de prudence dans leurs explorations, car certains espaces peuvent contenir des contenus préjudiciables ou choquants.
Dark Web, Web profond et Web de surface

Le dark Web, le deep Web (Web profond) et le Web de surface répondent à des besoins différents. Voici un résumé des différences.
Web profond
La majeure partie d’Internet repose sur le Web profond (ou deep Web). Il s’agit de pages et de services qui ne sont pas indexés par les moteurs de recherche, mais qui ne sont ni cachés ni secrets, leur accès est simplement limité. Cela comprend notamment votre boîte de réception, votre compte bancaire en ligne, votre espace de stockage privé dans le cloud et même certains réseaux, comme les intranets.
Bien que ces parties d’Internet ne soient pas ouvertement accessibles au public, elles sont tout à fait légales et utilisées quotidiennement par des millions de personnes pour diverses tâches personnelles et professionnelles. Il n’y a aucune raison pour qu’elles apparaissent dans les pages de résultats des moteurs de recherche.
Web de surface
Le Web de surface est la partie d’Internet que vous utilisez naturellement. Il s’agit de sites Internet publics qui apparaissent dans les résultats de recherche de Google et qui ne nécessitent pas de connexion pour être consultés. Par exemple, les sites d’actualités, les plateformes de réseaux sociaux, les sites de vente en ligne, YouTube, Netflix, les blogs, Wikipédia, les sites de recettes et bien d’autres encore. Y compris ce site Web !
Il s’agit de la partie la plus accessible du Net, mais elle représente en réalité moins de 10 % de l’ensemble du contenu disponible en ligne, et la plupart des internautes du monde entier peuvent y accéder librement sans logiciels spécialisés.
Le dark Web est-il sécurisé ?
Le dark Web n’est pas un endroit dangereux par nature, mais il présente toutefois certains risques. Comme pour tout outil, ces risques dépendent de la manière dont vous l’utilisez et de la prudence dont vous faites preuve.
En raison de son anonymat intrinsèque, il attire de nombreuses activités douteuses. Vous y trouverez des sites frauduleux, contrefaits et illégaux, et vous exposerez votre appareil ou votre identité à des risques si vous vous aventurez dans les mauvais recoins. Il est également possible de télécharger accidentellement des logiciels malveillants ou de cliquer sur des liens d’hameçonnage visant à voler vos informations personnelles.
Cela étant dit, de nombreuses personnes l’utilisent quotidiennement en toute sécurité. Si vous utilisez les bons outils, comme Norton 360, pour vous protéger contre les logiciels malveillants et les tentatives d’hameçonnage, en privilégiant les sources fiables et en évitant les sites douteux, vous réduisez considérablement les risques. Comparez cela à une promenade dans un quartier inconnu : il est préférable de rester vigilant, de se renseigner et de connaître les endroits à éviter.
Qui surveille le dark Web ?
Vous n’êtes pas totalement invisible lorsque vous naviguez sur le dark Web, loin de là ! Des outils comme Tor peuvent masquer votre adresse IP, mais cela n’empêchera pas les autorités de suivre les activités illégales. Certaines agences internationales ont recours à des outils puissants afin de surveiller, infiltrer et piéger les utilisateurs.
Des enquêteurs scrutent les forums, surveillent les places de marché et mènent parfois des opérations d’infiltration à l’aide de sites fictifs, baptisés « honeypots ». Des agents infiltrés se font passer pour des acheteurs et des vendeurs, afin de collecter discrètement des données et de monter des dossiers.
Cette surveillance n’est pas effectuée au hasard et une consultation occasionnelle ne déclenchera aucune alerte. Cependant, si vous utilisez des mots-clés associés à des activités suspectes, communiquez avec des criminels ou consultez des sites surveillés, vous pourriez vous retrouver sur une liste de surveillance. Et cette surveillance n’est pas seulement locale. Des dizaines de pays et d’agences collaborent afin de suivre ses activités, notamment :
- États-Unis, Canada, Royaume-Uni, Australie et Nouvelle-Zélande. Ces pays, appartenant à l’alliance dite des « Five Eyes », échangent des renseignements et mènent des opérations conjointes sur l’ensemble d’Internet. Leurs principales agences de surveillance et forces de l’ordre surveillent les activités menées sur le dark Web, traquent les cybercriminels et organisent des opérations de démantèlement à l’échelle internationale.
- Inde. Le Central Bureau of Investigation (CBI), l’Intelligence Bureau (IB) et l’Indian Cyber Crime Coordination Centre (I4C) luttent contre les activités illicites et la criminalité numériques au niveau national.
- Corée du Sud. Le National Intelligence Service (NIS) et la Korean National Police Agency (KNPA) surveillent les cybermenaces, y compris les places de marché du dark Web.
- Japon. La National Police Agency (NPA) et le ministère des Affaires intérieures et des Communications (MIC) du Japon sont chargés de la surveillance et de la prévention de la cybercriminalité.
- Allemagne. L’Office fédéral de la police criminelle (BKA) et l’Office fédéral de la sécurité des technologies de l’information (BSI) surveillent la cybercriminalité et coordonnent leurs actions avec leurs partenaires internationaux.
- Reste de l’Europe. Des organisations comme l’Agence de l’Union européenne pour la coopération des services répressifs (Europol) et l’Organisation internationale de police criminelle (Interpol) coordonnent des opérations de démantèlement à grande échelle.
Mais la surveillance ne s’arrête pas là. Des fuites de documents ont révélé que la CIA utilise un système baptisé XKeyscore pour ficher les utilisateurs en fonction de leurs activités sur Tor, des termes recherchés et de leur comportement de navigation, même sur le Web de surface.
Certaines agences traquent également les opérations effectuées en cryptomonnaies, récupèrent les données des serveurs saisis et déploient parfois des logiciels malveillants afin de démasquer des utilisateurs. Ces tactiques ont conduit à des arrestations et des fermetures importantes de services. En quelques mots, vous pouvez bénéficier d’une certaine confidentialité, mais l’anonymat total n’est jamais garanti. Si vous vous livrez à des activités illégales, il y a de fortes chances que vous soyez surveillé.
L’utilisation du dark Web a-t-elle déjà conduit à des arrestations ?
Oui, des personnes ont été arrêtées pour avoir mené certaines activités sur le dark Web. Les autorités policières du monde entier ont utilisé des méthodes de surveillance sophistiquées afin d’appréhender des criminels impliqués dans le commerce illégal, le piratage informatique et d’autres activités illicites. De nombreuses arrestations très médiatisées ont été effectuées grâce à des opérations d’infiltration, des leurres et le suivi d’opérations en cryptomonnaies.
L’un des exemples les plus célèbres est le démantèlement de Silk Road, l’une des plus grandes places de marché illégales jamais créées, par le FBI. Son fondateur, Ross Ulbricht, a été incarcéré pendant dix ans avant d’être gracié par Donald Trump.
D’autres sites similaires ont également été fermés, les autorités ciblant les acheteurs, les vendeurs et les utilisateurs impliqués dans des cybercrimes. Dans l’ensemble, le message est clair : même si vous pouvez y bénéficier d’un certain anonymat, cela ne vous garantit pas pour autant d’échapper aux forces de l’ordre. Que vous l’utilisiez à des fins légales ou illégales, il y a toujours un risque que vos activités soient surveillées.
Comment assurer sa sécurité sur le dark Web ?

La navigation sur le dark Web peut présenter des risques, il est donc essentiel de prendre des précautions. Ces conseils vous aideront à réduire les risques et à vous aventurer sur le dark Web en toute sécurité.
- Utilisez un VPN. Un VPN masque votre adresse IP et chiffre vos données, ce qui rend la surveillance de vos activités plus difficile. En masquant votre connexion, vous contribuez à protéger votre vie privée et votre sécurité. Optez toujours pour un service VPN réputé, comme ExpressVPN.
- Maintenez vos logiciels à jour. Les logiciels obsolètes peuvent présenter des failles que les pirates sont susceptibles d’exploiter sur le dark Web. La mise à jour régulière de votre système d’exploitation, de vos applications et de vos programmes antivirus vous protège contre les nouvelles menaces. Prenez l’habitude d’activer les mises à jour automatiques afin de ne passer à côté d’aucun correctif de sécurité important.
- Utilisez un logiciel antivirus. Un programme antivirus fiable, comme Norton, peut détecter et supprimer les menaces que vous téléchargez sur le dark Web avant qu’elles ne causent des dommages. Afin de bénéficier d’une protection maximale, veillez à toujours mettre à jour votre logiciel antivirus.
- Ne partagez aucune information personnelle. Votre anonymat est essentiel ici, ne communiquez donc jamais d’informations personnelles, comme votre véritable nom, votre adresse ou vos coordonnées bancaires. Même des conversations apparemment anodines peuvent mettre votre identité en danger. Méfiez-vous de ce que vous révélez sur le dark Web, même sur les forums ou les salons de discussion anonymes.
- Méfiez-vous des liens suspects. En parcourant le dark Web, vous trouverez de nombreux sites conçus pour vous inciter à cliquer sur des liens malveillants. Vérifiez toujours les liens avant de cliquer dessus, en particulier s’ils semblent étranges ou peu fiables. En cas de doute, il est préférable de les éviter plutôt que de vous exposer à un risque.
- Soyez prudent lorsque vous téléchargez des fichiers. Le téléchargement de fichiers, quelle que soit leur provenance, peut être risqué, car ils peuvent contenir des logiciels malveillants cachés. Si vous devez absolument télécharger un fichier sur le dark Web, vérifiez qu’il provient d’une source fiable et analysez-le dès que possible avec votre logiciel antivirus. Envisagez d’utiliser une machine virtuelle afin d’isoler votre appareil principal de tout risque.
- Envisagez d’utiliser un autre appareil. Par mesure de sécurité, certains utilisateurs choisissent d’utiliser un autre appareil ou une machine virtuelle. Cela vous permet de bénéficier d’une séparation supplémentaire entre votre appareil principal et les menaces. En isolant vos activités, vous réduisez les risques d’infection ou de compromission de votre système principal.
- Renseignez-vous sur la législation. Veillez à toujours connaître la législation de votre pays, car tout comportement illégal peut avoir de graves conséquences. Si vous tombez sur du contenu illicite, quittez immédiatement le site et évitez toute interaction avec celui-ci.
Note de la rédaction : ExpressVPN et ce site appartiennent à la même société.
FAQ
L’utilisation du dark Web est-elle illégale ?
En soi, l’utilisation du dark Web n’a rien d’illégal dans la plupart des pays, mais certaines activités, comme l’achat de produits illicites ou la commission de cybercrimes, sont répréhensibles. Dans les pays où la législation encadrant l’utilisation d’Internet est particulièrement stricte, la simple utilisation d’outils de confidentialité, comme Tor, peut être illégale.
Renseignez-vous au préalable sur la législation locale, car certaines autorités réglementent l’usage des outils de confidentialité afin d’empêcher l’anonymat en ligne. En cas de doute, consultez un juriste digne de confiance.
Quelle est l’utilité réelle du dark Web ?
Le dark Web est utilisé à diverses fins, légales comme illégales. Certains l’utilisent afin de protéger leur vie privée, notamment les journalistes et les militants politiques vivant sous des régimes autoritaires. Ils se servent de ce réseau pour communiquer de manière anonyme et sécurisée et éviter ainsi toute surveillance ou censure. Il permet également aux utilisateurs de contourner les restrictions gouvernementales pour accéder à des informations et des services censurés.
Il héberge toutefois des activités illégales, notamment des marchés noirs de drogues, d’armes et de données volées. Bien que toutes les utilisations ne soient pas répréhensibles, son anonymat en fait un lieu propice à des actions difficiles à suivre sur l’Internet classique.
Comment savoir si j’utilise le dark Web ?
Si vous consultez un site dont le nom de domaine se termine par « .onion », vous surfez sur un réseau caché. Ces adresses sont conçues pour le navigateur Tor, l’outil le plus couramment utilisé pour accéder à ce réseau. Les navigateurs classiques, comme Chrome ou Firefox, ne peuvent pas accéder à ces sites. Vous aurez donc besoin d’un navigateur spécialisé, et il est impossible d’y accéder par inadvertance.
Soyez prudent lorsque vous parcourez ces sites. Si de nombreux sites offrent des services utiles, d’autres peuvent accueillir des activités illégales ou des contenus préjudiciables. Utilisez des ressources fiables afin de trouver des sites sûrs et restez conscient des risques encourus.
Les forces de l’ordre peuvent-elles vous suivre sur le dark Web ?
Oui, les autorités policières ont la capacité de suivre les utilisateurs sur l’ensemble de la toile. Des outils comme Tor anonymisent les utilisateurs en masquant leurs adresses IP, mais cela ne les rend pas invisibles. Les autorités du monde entier collaborent et utilisent des techniques de surveillance avancées afin de repérer les activités, d’infiltrer les forums et les places de marché, et même de gérer de faux sites, baptisés « honeypots », pour recueillir des informations et identifier les criminels.
Les recherches occasionnelles sont moins susceptibles d’attirer l’attention. Bien que les outils de confidentialité contribuent à protéger l’anonymat, les forces de l’ordre continuent de perfectionner leurs méthodes afin de lutter contre les activités illégales.